Nous l'avions vu venir gros comme une contrebasse. Fnapec et FUSE, les syndicats des parents et d'élèves des conservatoires ont alerté l'opinion depuis des semaines. Le gouvernement doit mettre un terme à ce scandale et assimiler les élèves des cycles spécialisés à des étudiants à part entière. La gestion paritaire Ministère de l’Éducation Nationale-Ministère de la Culture n'est pas une mince affaire à mettre en place. France Musique s'en fait l'écho et diffuse l'opinion d'un jeune musicien de 24 ans, au conservatoire à Paris qui dresse un dur constat : Ne plus affecter les bourses sous prétexte que les étudiants des conservatoires ne sont pas assimilés à des étudiants de l'enseignement supérieur, non seulement semble vouloir dire que la musique, comme la danse ou le théâtre ne sont pas de vrais métiers. Enfin, cette décision donne à un coup de poignard à un combat mené par les conservatoires et les parents d'élèves depuis des années qui luttent ensemble pour faire tomber cette image erronée des conservatoires qui fait dire à un trop grand nombre que l'enseignement en conservatoire est réservé à une élite. Il ne s'agit plus là d'une élite par le talent mais par l'argent. Car sans aide de l’État, bon nombre d'élèves ne pourront plus se permettre d'aborder et de continuer leur apprentissage des pratiques artistiques. C'est le pays tout entier qui y perdra, pas seulement les jeunes qui renonceront à suivre ces cursus d'apprentissage aux métiers artistiques.
L'Association des Parents d'Elèves, des Elèves, des Anciens Elèves & des Amis du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud
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vendredi 26 juillet 2013
Suppression des Subventions du Ministère de la Culture : la musique n'est donc pas un vrai métier ?
Nous l'avions vu venir gros comme une contrebasse. Fnapec et FUSE, les syndicats des parents et d'élèves des conservatoires ont alerté l'opinion depuis des semaines. Le gouvernement doit mettre un terme à ce scandale et assimiler les élèves des cycles spécialisés à des étudiants à part entière. La gestion paritaire Ministère de l’Éducation Nationale-Ministère de la Culture n'est pas une mince affaire à mettre en place. France Musique s'en fait l'écho et diffuse l'opinion d'un jeune musicien de 24 ans, au conservatoire à Paris qui dresse un dur constat : Ne plus affecter les bourses sous prétexte que les étudiants des conservatoires ne sont pas assimilés à des étudiants de l'enseignement supérieur, non seulement semble vouloir dire que la musique, comme la danse ou le théâtre ne sont pas de vrais métiers. Enfin, cette décision donne à un coup de poignard à un combat mené par les conservatoires et les parents d'élèves depuis des années qui luttent ensemble pour faire tomber cette image erronée des conservatoires qui fait dire à un trop grand nombre que l'enseignement en conservatoire est réservé à une élite. Il ne s'agit plus là d'une élite par le talent mais par l'argent. Car sans aide de l’État, bon nombre d'élèves ne pourront plus se permettre d'aborder et de continuer leur apprentissage des pratiques artistiques. C'est le pays tout entier qui y perdra, pas seulement les jeunes qui renonceront à suivre ces cursus d'apprentissage aux métiers artistiques.
vendredi 10 mai 2013
Statut des étudiants en conservatoire : la réflexion s'engage
En mars dernier, la fédération organisait une séance de travail afin de
réfléchir à la question du statut de l'étudiant de conservatoire en voie
de professionnalisation : un groupe de travail se constitue pour
expertiser les pistes envisagées. Autour de
la table, directeurs d’établissement, administrateurs, professeurs,
membres de la fédération (étudiants, parents d’élèves, représentants
d’associations), représentants d’associations professionnelles (UNDC,
ANPAD) et représentants de la DGCA se sont retrouvés pour échanger sur
cette question et tenter de dresser l'état des lieux et des
inquiétudes sur la situation des étudiants de conservatoire.
Constat unanime : la situation n'est pas satisfaisante. En effet, les prérequis attendus à l’entrée des Pôles supérieurs ou
du CNSM sont élevés et demandent une préparation spécifique et intensive
qu’il est souvent difficile de concilier avec les années de lycée
; dans de nombreux cas, il existe une désynchronisation entre le cursus
scolaire et celui au conservatoire, contrairement au postulat qui avait
accompagné les réflexions autour du CEPI. De fait, les élèves se retrouvent engagés pour une ou plusieurs
années à plein temps au conservatoire après avoir passé leur bac.
Etonnant paradoxe que celui dans lequel se trouvent ces jeunes : ils
font des études mais ne sont pas étudiants.
Cette année, la remise en cause des bourses dédiées à ces élèves
montre à quel point il est important d’apporter une réponse pour pallier
ce vide. Rappelons également qu’ils n’ont pas, non plus, accès au suivi
médico-social ni aux logements étudiants…
Ces préoccupations sont en phase avec l'actualité. Les participants ont noté que la réflexion engagée s’inscrivait en
parfaite cohérence avec les quatre axes fondamentaux structurant
l'action publique en faveur de la jeunesse, tels qu'ils ont été énoncés
par le Comité Interministériel de la Jeunesse mis en place le 21 février 2013, et qui entend :
- Privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès aux droits communs des jeunes et aux droits sociaux pour en finir avec l’empilement des mesures dérogatoires et illisibles.
- Favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité.
- Lutter contre les inégalités et les discriminations.
- Encourager la participation des jeunes au débat public et rendre effective la co-élaboration des politiques publiques, principe démocratique abouti.
Quelques pistes de réflexion :
- Faut-il aller vers un dispositif ressemblant à celui mis en place
pour les sportifs de haut niveau (à l'exemple de ce qui existe en
Bretagne) ? Ces élèves seraient alors inscrits dans une université mais
celle-ci aménagerait les parcours afin de les rendre conciliables avec
le cursus du conservatoire.
- Peut-on imaginer que ce temps d’étude soit assimilé à des années de "prépa" ? En s’inspirant notamment des classes préparatoires aux études supérieures (CPES), qui sont des années zéro, permettant une mise à niveau des élèves avant d’aborder les études supérieures ?
- Certains élèves pourraient-ils être rattachés à des parcours de formation professionnelle ?
Quoiqu’il en soit, il paraît souhaitable pour tous que les dispositions prises soient plurielles afin de correspondre aux différents profils des élèves et des parcours. C'est pourquoi un groupe de travail multipartite s'est constitué avec les participants de la table ronde, afin d'expertiser ces différentes pistes, et permettre aux autorités responsables d'avoir des éléments de réflexion aboutis pour avancer vers des solutions concrètes. Celles-ci pourraient trouver leur place dans une des lois qui seront discutées par le Parlement dans les mois à venir : loi de décentralisation, loi d’orientation pour la création artistique ou loi sur l'enseignement supérieur.
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