lundi 16 septembre 2013

Communiqué

Nous apprenons la disparition de Théo Lacombe, le fils de Laurence et Didier Lacombe, bien connus professeurs de violoncelle et d'alto au Conservatoire, tué hier dans un terrible accident de voiture. Il avait 15 ans. 

Ancien élève de la classe d'accordéon de Bruno Maurice, il avait récemment décidé de se consacrer au hautbois. C'est en revenant d'une manifestation musicale à Coutras que l'accident s'est produit. Un chauffard imbibé d'alcool et peut-être d'autres substances, a violemment percuté la voiture où se trouvait Théo et d'autres musiciens qui ont tous été gravement blessés. L'homme n'a pas respecté un stop.

Je ne trouve pas de mot pour exprimer ce que nous ressentons, proches ou moins proches de Laurence et de Didier, et de leur fille Axelle. Ce genre d'évènement arrive malheureusement tous les jours, mais même si nous savons cela, il est terrible d'accepter qu'une jeune vie soit ainsi fauchée.

Les parents d'élèves, les élèves et les anciens élèves du conservatoire, tous ceux qui de près ou de loin ont connu Théo et ses parents, adressent à Laurence et à Didier, à Axelle, leurs très sincères condoléances et nous les assurons de notre profond soutien. Aujourd'hui, tous les parents d'élèves du conservatoire sont les parents de Théo et pleurent sa disparition.

vendredi 26 juillet 2013

Suppression des Subventions du Ministère de la Culture : la musique n'est donc pas un vrai métier ?


Nous l'avions vu venir gros comme une contrebasse. Fnapec et FUSE, les syndicats des parents et d'élèves des conservatoires ont alerté l'opinion depuis des semaines. Le gouvernement doit mettre un terme à ce scandale et assimiler les élèves des cycles spécialisés à des étudiants à part entière. La gestion paritaire Ministère de l’Éducation Nationale-Ministère de la Culture n'est pas une mince affaire à mettre en place. France Musique s'en fait l'écho et diffuse l'opinion d'un jeune musicien de 24 ans, au conservatoire à Paris qui dresse un dur constat : Ne plus affecter les bourses sous prétexte que les étudiants des conservatoires ne sont pas assimilés à des étudiants de l'enseignement supérieur, non seulement semble vouloir dire que la musique, comme la danse ou le théâtre ne sont pas de vrais métiers. Enfin, cette décision donne à un coup de poignard à un combat mené par les conservatoires et les parents d'élèves depuis des années qui luttent ensemble pour faire tomber cette image erronée des conservatoires qui fait dire à un trop grand nombre que l'enseignement en conservatoire est réservé à une élite. Il ne s'agit plus là d'une élite par le talent mais par l'argent. Car sans aide de l’État, bon nombre d'élèves ne pourront plus se permettre d'aborder et de continuer leur apprentissage des pratiques artistiques. C'est le pays tout entier qui y perdra, pas seulement les jeunes qui renonceront à suivre ces cursus d'apprentissage aux métiers artistiques.

jeudi 27 juin 2013

Voici le temps des vacances

L'année scolaire est terminée. Les examens passés, les cours peu à peu s'arrêtent et le conservatoire se vide chaque jour davantage. L'air est de nouveau plus détendu. A l'accueil les appariteurs sont tout sourire, les professeurs s'attardent avec leurs élèves, filles et garçons se disent au-revoir et à bientôt, on se revoit à la rentrée. Parfois encore, des classes offrent au public des parents et aux autres élèves la restitution du travail effectué. Peu à peu la ruche va s'apaiser, seul le personnel administratif va continuer à s'affairer, gage du bon fonctionnement de l'institution. C'est toujours un moment un peu difficile, poignant même parfois. Des mois de rites, d'habitudes et d'usages éclatent soudain pour devenir des souvenirs dont on ne gardera que quelques bribes. Le mauvais temps qui régnait jusqu'à ces derniers jours n'aidait pas à faire la coupure entre le temps du travail et celui des vacances la plupart du temps bien méritées par tous, professeurs et élèves. Mais le silence n'est jamais vraiment complet au conservatoire. Au détour des couloirs le chant d'un violoncelle, un lied de Schubert ou le cri d'une trompette résonnent encore. Le bâtiment palpite mais le rythme est réduit, apaisé. Il faudra penser aux réinscriptions, à la bourse aux livres, à l'assurance des instruments prêtés par le conservatoire... Et ce sera la rentrée, avec de nouveaux camarades, de nouveaux horaires et bientôt la ruche vibrera de nouveau, les plus petits investiront les lieux, timides au début puis effrontés, remplissant les couloirs et les escaliers de leurs rires et de leurs cris. Bonnes vacances à tous !

jeudi 6 juin 2013

Nous sommes là ! Toujours et encore, et plus que jamais !

Les mauvaises langues sont comme le mauvais temps, elles s'acharnent et finissent par nous avoir au moral. Mais derrière le gris des nuages, le ciel bleu préparait son retour et le soleil de nouveau nous réjouit. Que les esprits chagrins se taisent ou mieux, qu'ils aillent au diable : l'association, belle endormie, rabougrie dans son petit bureau sous les gradins de la salle d'orgue, n'a pas été réveillée par les rumeurs nauséabondes venues d'on ne sait où. Elle n'a jamais vraiment été endormie. Seulement un peu affaiblie par le long oubli de nos autorités de tutelle, nos pourvoyeurs d'oxygène. les idées ne lui on jamais manqué pas plus que l'enthousiasme, la passion, le désir d'agir pour que, en union avec la direction de l'établissement, avec les enseignants, les personnels et tous les intervenants, la vie au conservatoire demeure un bonheur et l'enseignement, une joie. 

Bonheur et joie donc lorsque nous avons appris que la ville, à l'unanimité de son conseil municipal, venait de décider de nous accorder de nouveau une subvention sans laquelle il ne nous était plus possible de faire quoi que ce soit. Sans la bonne volonté des bénévoles, la sympathique intervention de certains adhérents et le soutien de la direction et de beaucoup de membres du personnel enseignement comme du personnel administratif, nous serions morts asphyxiés ou presque. "A cheval donné, on ne regarde pas la bride" dit un proverbe de bon sens (et de bonne éducation), mais si l'intention est louable et que nous en remercions nos élus, la somme est loin de répondre à nos besoins réels. Nous avons pu fonctionner comme nous le faisions et être d'une grande utilité aux publics du conservatoire, parce que nous disposions de moyens importants. Participer à des voyages scolaires en permettant que personne ne soit exclu pour des raisons financières, résoudre des situations sociales ou familiales délicates quand aucun organisme ne pouvait intervenir, permettre à de jeunes musiciens méritants de posséder un instrument de qualité, financer le transport des grands élèves allant passer des concours et des auditions loin de chez eux... Les actions sont nombreuses qui ressortent de nos statuts et sont de notre compétence. 

Pour pouvoir continuer de soutenir le  projet éducatif mis en place depuis quelques années par l'établissement - dont on voit bien aujourd'hui qu'il se place naturellement en pionnier puisque les différentes orientations officielles en matière de pratique artistique, d'accompagnement des pratiques amateurs, le déploiement des restitutions du travail effectué, le statut des étudiants, etc..., ne prônent rien d'autre que ce qui est devenu pratique courante à Bordeaux - l'association a besoin d'argent et de bonnes volontés. Ce sera le travail de mon équipe dans les prochaines semaines et jusqu’à la rentrée : trouver des fonds, convaincre nos partenaires et inventer des solutions pour pouvoir fonctionner correctement.

Toutes celles et tous ceux qui ont envie de s'investir dans cette belle aventure sont les bienvenus. Les idées nouvelles, les approches différentes  sont nécessaires pour éviter qu'une organisation comme la nôtre ne se sclérose. Sclérosée, nous ne servirions plus à rien ni à personne. Les enfants et les parents ont besoin d'une structure comme la nôtre qui est à leur écoute, qui sert de lien et d'intermédiaire avec les équipes du conservatoire. Les élèves en avançant dans leur parcours au conservatoire ont besoin de notre présence. Les adultes recommençant ont besoin de notre soutien et de notre expérience. PAssAje - Apec 33, ce n'est pas seulement la bourse aux livres ou l'assurance des instruments, un guichet officieux d'aide sociale. C'est aussi l'association des élèves et des anciens élèves. C'est l'association des Amis du conservatoire qui ont envie de participer à son rayonnement et à son déploiement. C'est L'ASSOCIATION du conservatoire. Mais cela ne peut continuer de se vérifier qu'avec le soutien et la participation de TOUS. De quelle manière ? : Adhérez ! Que vous soyez parents d'élèves, élèves, anciens, professeurs, musiciens, acteurs, danseurs professionnels ou amateurs, simples mélomanes, spectateurs occasionnels ou habitués des Scènes Publiques, vous tous qui appréciaient le travail effectué par le conservatoire et voulaient contribuer à ce que cela continue, rejoignez-nous et devenez membre. Parlez-en autour de vous, partager nos informations. Plus nous serons nombreux, plus nous serons reconnus par les pouvoirs publics.

jeudi 30 mai 2013

Le parcours d'éducation artistique et culturelle

Le ministère de la Culture a rédigé en commun avec le ministère de l'Education nationale une circulaire qui met en place le "parcours d'éducation artistique et culturelle". Parue le 3 mai dernier, elle définit l'éducation artistique et culturelle comme l'une de ses priorités du gouvernement. Inscrit dans le projet de loi sur la refondation de l'école, "conforté par une formation renforcée et systématisée" de l'ensemble des acteurs concernés, le parcours d'éducation artistique et culturelle comprendra trois volets complémentaires : les enseignements (dont l'histoire des arts), les pratiques artistiques (arts plastiques, musique, théâtre) la rencontre avec des œuvres et des artistes. Dans la foulée des consultations sur l'école d'une part, et de celles sur l'éducation artistique et culturelle d'autre part, les deux ministres affichent clairement leur volonté d'imprimer une nouvelle dynamique à l'initiation des pratiques artistiques, dans la droite ligne du Plan Tasca-Lang.
La circulaire publiée début mai est donc le résultat de toutes ls réflexions engagées ces derniers mois. Sans surprise, elle réaffirme l'importance d'une culture commune comme base du lien social et l'ambition d'un égal accès de chaque jeune à l'art et à la culture. 
Une notion nouvelle fait son apparition dans le vocabulaire ministériel et les bordelais s'en réjouiront qui défendent avec notre directeur cette notion : le parcours. Elle figurait dans les propos introductifs de la consultation organisée l'hiver dernier par le ministère de la Culture. Largement reprise par les contributeurs, qui ont clairement  identifié le besoin d'une mise en cohérence de la diversité des propositions actuelles d’éducation artistique et culturelle. Évidence que nous avons toujours soulignée ! 
 
Le parcours d'éducation artistique et culturelle, composé de connaissances, de pratiques et de rencontres, prend en compte les propositions faites à chaque jeune en temps scolaire et périscolaire, mais également intègre les démarches extra-scolaires.

Selon la circulaire, ce parcours pourrait être mémorisé dans un document qui garderait la trace des différentes expériences. Malgré l'avancée que constitue cette notion de "parcours" et l'éventualité de sa matérialisation, il restera encore des progrès à faire en matière de valorisation des acquis des jeunes au regard de leur cursus scolaire : nous souhaitons qu'une fois identifié et régulièrement renseigné, ce parcours puisse participer à l'évaluation du jeune et sous des formes à définir, puisse contribuer par exemple aux différents diplômes. Le conservatoire de Bordeaux travaille dans ce sens depuis plusieurs années et les solutions mises en place montrent bien que les choix faits par le Conseil d’Établissement, avec le soutien de tous les partenaires, vont dans le bon sens. Une fois encore, il est bon de le redire : notre conservatoire est dans l'innovation et le mouvement et nous pouvons en être fiers !

Les contributions avaient également largement identifié la nécessité de mettre en place des instances permettant de favoriser la continuité du parcours entre les différents temps éducatifs de l'enfant. Il est donc urgent de favoriser la concertation de tous les acteurs. 

La circulaire met ainsi en avant la nécessaire articulation du travail entre les ministères concernés, et ce également au niveau de leurs services déconcentrés. Le conseiller Éducation artistique et culturelle de la DRAC aura ainsi dans ses prérogatives celle d'impliquer plus facilement les familles dans les projets artistiques et culturels de leurs enfants (!!!). Elle prévoit également la création de comités territoriaux de pilotage qui réuniront chaque année les différents niveaux de collectivités territoriales, et les représentants de l’État. Ces comités auront pour objet de définir et mettre en œuvre les grands axes de développement ainsi que le suivi et l'évaluation des politiques menées. Enfin, au niveau national, un bilan annuel sera effectué par les services des ministères de la culture et de l’Éducation Nationale et sera remis au Haut Conseil de l’Éducation Artistique qui fait ainsi son grand retour après avoir disparu du paysage ces derniers  mois.

Est-ce le retour des formations communes ? L'ambition de bâtir une culture commune ne se limite pas aux jeunes : la circulaire remet ainsi au goût du jour les formations communes pour l'ensemble des intervenants, quelle que soit leur position : professeurs, artistes intervenants, formateurs, conseillers pédagogiques. Ces rendez-vous qui ont connu des périodes fastes (sous forme d'universités d'été notamment), sont plébiscités par de nombreux acteurs de l'éducation artistique et culturelle. Ils pourraient donc de nouveau fournir matière à enrichir le débat et la réflexion.
On ne peut que se réjouir de ce texte cadre qui pose de grands principes ambitieux et généreux. On peut également  apprécier qu'au détour d'un paragraphe soit rappelé la spécificité de l'enseignement artistique dispensé par les conservatoires. qui cependant risquent de connaître de profondes mutations et remises en cause.

Mais, en revanche, en ces temps de crise et de disette budgétaire, on peut s'interroger sur les moyens que pourront effectivement dégager l’État et les collectivités territoriales pour que toutes ces belles choses ne demeurent pas de simples effets de manche, de la simple poudre aux yeux électoraliste...

jeudi 16 mai 2013

Nos coups de coeur

On ne présente pas Aurélien Delage. Professeur de clavecin au conservatoire, il mène en parallèle un parcours de soliste discret mais efficace. Les amis de Passaje se souviendront de la sortie de son premier CD, magnifique disque-album baptisé "l'Entretien des Dieux", auquel nous avions modestement participé. 

C'étaient les débuts de ce Département Instruments Anciens à qui nous avons toujours donné nos suffrages sans aucune restriction. Avec ses collègues, tous aussi passionnés que lui et sous l'impulsion du directeur du Conservatoire, il a fait en quelques années de cette section de notre établissement un pôle de haut niveau, doté d'un parc d'instruments assez fabuleux (dont le superbe clavecin de notre ami le facteur Emile Jobin). Il sort aujourd'hui son second disque, édité par le label Passacaille, consacré à Jean-Nicolas Geoffroy, musicien français dont on connait peu de choses sinon ces très belles pièces pour clavecin.


vendredi 10 mai 2013

Statut des étudiants en conservatoire : la réflexion s'engage

En mars dernier, la fédération organisait une séance de travail afin de réfléchir à la question du statut de l'étudiant de conservatoire en voie de professionnalisation : un groupe de travail se constitue pour expertiser les pistes envisagées. Autour de la table, directeurs d’établissement, administrateurs, professeurs, membres de la fédération (étudiants, parents d’élèves, représentants d’associations), représentants d’associations professionnelles (UNDC, ANPAD) et représentants de la DGCA se sont retrouvés pour échanger sur cette question et tenter de dresser l'état des lieux et des inquiétudes sur la situation des étudiants de conservatoire.

Constat unanime : la situation n'est pas satisfaisante. En effet, les prérequis attendus à l’entrée des Pôles supérieurs ou du CNSM sont élevés et demandent une préparation spécifique et intensive qu’il est souvent difficile de concilier avec les années de lycée ; dans de nombreux cas, il existe une désynchronisation entre le cursus scolaire et celui au conservatoire, contrairement au postulat qui avait accompagné les réflexions autour du CEPI. De fait, les élèves se retrouvent engagés pour une ou plusieurs années à plein temps au conservatoire après avoir passé leur bac. Etonnant paradoxe que celui dans lequel se trouvent ces jeunes : ils font des études mais ne sont pas étudiants.

Cette année, la remise en cause des bourses dédiées à ces élèves montre à quel point il est important d’apporter une réponse pour pallier ce vide. Rappelons également qu’ils n’ont pas, non plus, accès au suivi médico-social ni aux logements étudiants…

Ces préoccupations sont en phase avec l'actualité. Les participants ont noté que la réflexion engagée s’inscrivait en parfaite cohérence avec les quatre axes fondamentaux structurant l'action publique en faveur de la jeunesse, tels qu'ils ont été énoncés par le Comité Interministériel de la Jeunesse mis en place le 21 février 2013, et qui entend :

  • Privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès aux droits communs des jeunes et aux droits sociaux pour en finir avec l’empilement des mesures dérogatoires et illisibles.
  • Favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité. 
  • Lutter contre les inégalités et les discriminations.
  • Encourager la participation des jeunes au débat public et rendre effective la co-élaboration des politiques publiques, principe démocratique abouti. 
Quelques pistes de réflexion : 

- Faut-il aller vers un dispositif ressemblant à celui mis en place pour les sportifs de haut niveau (à l'exemple de ce qui existe en Bretagne) ? Ces élèves seraient alors inscrits dans une université mais celle-ci aménagerait les parcours afin de les rendre conciliables avec le cursus du conservatoire.

- Peut-on imaginer que ce temps d’étude soit assimilé à des années de "prépa" ? En s’inspirant notamment des classes préparatoires aux études supérieures (CPES), qui sont des années zéro, permettant une mise à niveau des élèves avant d’aborder les études supérieures ?

- Certains élèves pourraient-ils être rattachés à des parcours de formation professionnelle ?

Quoiqu’il en soit, il paraît souhaitable pour tous que les dispositions prises soient plurielles afin de correspondre aux différents profils des élèves et des parcours. C'est pourquoi un groupe de travail multipartite s'est constitué avec les participants de la table ronde, afin d'expertiser ces différentes pistes, et permettre aux autorités responsables d'avoir des éléments de réflexion aboutis pour avancer vers des solutions concrètes. Celles-ci pourraient trouver leur place dans une des lois qui seront discutées par le Parlement dans les mois à venir : loi de décentralisation, loi d’orientation pour la création artistique ou loi sur l'enseignement supérieur.

mardi 7 mai 2013

Every Noise at Once


Découvert par le biais du Huffington Post, un site pour vous permettre de mieux vous y retrouver dans les dénominations des différents genres musicaux. "Every noise at once" présente une infographie active, un "nuage", permettant d'entendre des exemples musicaux pour chaque genre répertorié. Le renvoi se fait vers Rdio, un site-radio en ligne, gratuit et d'une très bonne qualité sonore.
Très complet côté musique actuelle, le site l'est apparemment beaucoup moins côté musiques anciennes et classiques, mais on trouve néanmoins les entrées Renaissance, Baroque, Classique, etc...

Alors plus d'excuses désormais pour ne pas savoir si ce que vos chères têtes blondes écoutent est du freak folk, du qawwali ou du mersey beat.

Bonne promenade musicale.... 

Pour accéder à l'article publié sur le Huffington Post
Pour accéder au  site de Every noise at once

lundi 29 avril 2013

DRAC : C'est parti pour les dossiers de demande de "bourses" !

Nous vous l'avions annoncé le 5 avril dernier, le Ministère de la Culture a maintenu le dispositif d'aides individuelles pour les grands élèves des conservatoires. Ne manquaient plus que les instructions pour les DRAC : c'est chose faite.

Les grands élèves des cycles spécialisés ou de perfectionnement des conservatoires, les grands élèves en chant et en théâtre peuvent enfin préparer leur dossier : les DRAC ont reçu une lettre de recommandation et une note d'information sur le dispositif 2013 concernant les aides individuelles sous conditions de ressources.

La note d'information 2013 reprend les mêmes éléments que les années précédentes : mêmes critères, mêmes justificatifs pour l'établissement des dossiers.

Mais jusqu'à l'année dernière, ce dispositif était encadré par une circulaire : les DRAC l'appliquaient obligatoirement sous réserve des fonds disponibles. Cette année, il s'agit seulement d'une note de recommandation à caractère non obligatoire.

Nous serons donc tous extrêmement vigilants quant à son application sur tout le territoire. 

La Fédération compte sur nous pour faire remonter au plus vite tout blocage ou simplement les restrictions rencontrées dans la mise en œuvre.

Cette décision ne préjuge en rien de la décision pour la prochaine année scolaire. Nous continuons donc à travailler avec la Fédération sur le statut de ces élèves afin de pouvoir sécuriser leurs parcours d'une manière pérenne et continuer de nous inscrire dans la politique de soutiens aux grands élèves qui est la nôtre depuis toujours.

jeudi 25 avril 2013

Les pratiques en amateur, bientôt sécurisées par la loi ?

Le 17 avril 2013, la mission de l'Assemblée nationale sur "Les conditions d'emploi dans les métiers artistiques" a présenté ses 27 recommandations : la 12ème d'entre elles propose d'intégrer un volet sécurisant les pratiques à la loi sur la création artistique.

Les pratiques en amateur reviendraient-elles sur le devant de la scène à l'occasion de l'examen des conditions d'emploi dans les métiers artistiques ? Cette insertion du loisir dans le professionnel pourrait en étonner plus d'un. Notre association, en complète harmonie avec la direction du conservatoire soutient depuis toujours la nécessité de mise en avant et de soutien de ces pratiques. 

Il est donc urgent de procéder à une clarification de la législation en vigueur afin d'éviter que ne se multiplient les situations ubuesques où les directions du travail requalifient comme travail des présentations en public de travaux d'élèves, des participations bénévoles d'associations à des festivals, des spectacles réjouissants d'amateurs bénéficiant de l'aide rémunérée de professionnels.

Mieux encadrer et sécuriser la pratique amateur

Il faut donc saluer cette recommandation formulée par la mission conjointe des commissions culture et affaires sociales de l'Assemblée nationale. Faisant le constat de la porosité importante et croissante entre les activités professionnelles et les pratiques en amateur, elle propose donc que, dans le cadre du projet de loi d'orientation sur la création artistique, soit proposés des critères objectifs permettant d'identifier de manière positive ces dernières et par conséquent de les sécuriser.

La mission propose ainsi de remettre à l'ordre du jour les éléments du projet de loi avorté de 2007 qui définissait l'exercice amateur à partir d'un faisceau d'indices : absence de rémunération, fréquence et importance de l'activité, modalités de recours à des mesures de publicité. Compte tenu des oppositions qui s'étaient alors manifestées, il faudra rester tout à la fois prudent et vigilant sur cette question afin qu'elle ne soit pas une nouvelle fois reportée.

Essentiel : un guide Cofac sur les pratiques en amateur, à paraître en juin 2013 

Rappelons que les pratiques en amateur ne bénéficient pas d'une réglementation spécifique (à l'exception d'un décret de 1953 frappé d'obsolescence au vu des pratiques actuelles), mais plus souvent d'une lecture "en creux" des législations relatives aux activités artistiques professionnelles.

La Cofac (Coordination des fédérations d'art et de culture) a initié un travail important d'état des lieux de la réglementation encadrant les pratiques artistiques en amateur, qui fera l'objet d'un guide publié en juin 2013, en partenariat avec Juris éditions. Le lancement de ce guide, à la rédaction duquel notre fédération a activement participé (participation à l'ensemble et rédaction d'un article spécifique sur les présentations des travaux des élèves sur scène), aura lieu lors de l'Université d'été de la Cofac, en Avignon le 12 juillet prochain.

Le cas particulier des présentations de travaux d'élèves

La situation rencontrée en Loire Atlantique pour la Folle Journée 2010 avait alerté notre fédération sur une ambiguïté dans le Code du travail en ce qui concerne les présentations, dans un cadre professionnel, de travaux des élèves de l’enseignement artistique. De fait, de simples prestations d’élèves, avec un accès libre, peuvent être requalifiées (et le sont parfois d’ailleurs) en travail salarié, au gré des interprétations des directions du Travail et de l’URSSAF, au risque de mettre en danger des pans entiers de l’animation culturelle sur le terrain.   

C'est pourquoi nous avons initié dès 2010 une réflexion sur cette question qui s'est naturellement inscrite dans la problématique plus large abordée par la COFAC
 (télécharger la fiche Réflexions&débat consacrée à ce thème).

Dans notre collimateur également, le décret spécifique s'adressant aux manécanteries, qui sera lourd de conséquence en termes de gestion pour les Maîtrises, parmi lesquelles celles de Radio France ou de Paris. Avec l'IFAC (Institut français d'art choral), nous avons donc proposé de définir des cas indiscutables et facilement identifiables où l’intervention des enfants ne pourrait être considérée comme un travail :
  • lorsque l’enfant suit un cursus dans un établissement d’enseignement artistique classé par le ministère de la culture ou dans le cadre d’un dispositif agréé par l’éducation nationale (orchestres en milieu scolaire, classes à PAC...) et que la représentation est l’aboutissement d’un projet /travail pédagogique de ce cursus, qu’il soit en partenariat avec un orchestre professionnel ou non, qu’il utilise du matériel professionnel ou non (ex instruments, projecteurs...) et que les représentations identiques sont limitées en nombre, alors on doit présumer être dans un cadre de non travail.
  • l’absence de billetterie doit systématiquement faire présumer la qualification d’élève et non de professionnel, car on est clairement sorti du champ lucratif. 
Pour information, vous pouvez consulter notre fiche sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques.

C'est un dossier important que nous suivons de près et nous vous tiendrons informés au fur et à mesure...

mardi 16 avril 2013

Si on parlait, enfin, des Conservatoires de France et de Navarre !

FUSE proposait récemment un passionnat débat avec Christel Marchand (directrice, conservatoire du 14ème), Cyril Goyer (directeur, conservatoire de Ste Geneviève des Bois) et Ramon de Herrera (président, association des professeurs de jazz). L'Apec de Bordeaux a suivi de près la réflexion et vous en communique les grandes lignes :

Force est de constater que les conservatoires sont absents des débats actuels, après avoir été pointés du doigt au travers de différents rapports et travaux. La baisse des crédits d’état de 25% pour l’année 2013 est symptomatique de ce désintérêt. Et, pour brouiller un peu plus les cartes, certains lui verraient bien un rôle à jouer dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires en primaire…

Un peu d’histoire…

Si les grands conservatoires sont un héritage de la révolution française, c’est au cours des quarante dernières années que se sont développés les lieux d’enseignement artistique de qualité, bénéficiant d’un contexte favorable et d’une volonté politique forte, sous l'impulsion notamment du visionnaire André Malraux, premier ministre de la Culture de la Ve République…

Grand témoin de leur mise en place, Ramon de Herrera, actuel président de l’Association des enseignants de jazz, se souvient de la création dans les années 60 des écoles municipales, installées bien souvent dans des locaux de fortune, s'appuyant sur des artistes enseignants-pionniers : période de créativité tant sur le terrain qu’au ministère de la culture (plan Marcel Landowski, création des classes à horaire aménagé, bac F11 devenu Techniques de la musique et de la danse, création des orchestres et opéras régionaux etc.).

Depuis un travail de normalisation des activités est intervenu au plan ministériel avec l’élaboration de chartes et de schémas pédagogiques. Dans le même temps, les collectivités, devant le succès suscité après de leurs administrés par l’offre culturelle, ont investi dans la construction de bâtiments prestigieux, mieux adaptés – il est vrai - à la pratique de la musique et de la danse, et y ont consacré un budget conséquent. Encouragés (ou découragés) par le désengagement de l’Etat, et même si l’essentiel du financement des établissements est supporté au plan local, ils sont aujourd’hui tentés de le réduire.

Ringard l’enseignement artistique en France ?

Plus récemment, des (re)mises en cause des conservatoires ont fait l’actualité, avec le relais dans la presse de témoignages de parents déçus, une prise de conscience de l’érosion des élèves entre les cycles, et en point d’orgue la remise au ministre de la culture début 2012 du rapport Lockwood (vice-président depuis 2005 du Haut conseil de l'éducation artistique et culturelle, instance créée en 2005 par les ministres de la culture, de l'éducation nationale, et de la recherche).

Les associations de directeurs de conservatoire se sont positionnés fermement contre ce rapport en pointant ce qu'ils appellent ses contradictions et erreurs.

Contrairement aux idées reçues, les conservatoires sont des institutions récentes dans le paysage culturel. Bien sûr, pointons certains excès des directives, notons les écarts par rapport aux pratiques culturelles d’autres pays – européens notamment – mais évitons la tentation de rejeter en bloc un acquis culturel sans doute perfectible, mais dans lequel un certain nombre de jeunes trouvent leur épanouissement et pour certains, des perspectives d’avenir. 

Nouveaux rythmes scolaires, une opportunité pour les conservatoires ?

Actualité oblige (le débat était organisé au conservatoire du 14ème à Paris), cette question a été fort présente dans les débats. Occasion pour Crstel Marchand, directrice de ce conservatoire, et pour Cyril Goyer, directeur de celui de Ste Geneviève-des-Bois (et membre du Spedic, syndicat des personnels de direction des conservatoires) de peser le pour et le contre  de cette évolution sociétale. Détaillons ces opportunités selon les intervenants :

Opportunités :

  • ouvrir l'accès à une initiation artistique pour tous les enfants scolarisés  ;
  • mieux utiliser les ressources des conservatoires (locaux, artistes enseignants) ;
  • éviter aux plus jeunes, un cumul des temps scolaires et périscolaires, ces activités faisant désormais partie de l’emploi du temps à l’école ;
  • faire évoluer les modalités d’inscription des élèves de conservatoire : actuellement, ce sont le plus souvent les familles qui inscrivent les enfants, sans qu’ils soient particulièrement volontaires, ce pourrait être l’aboutissement d’un intérêt personnel constaté à l’école. 
Mais cela présente aussi des risques qu'il est bon de souligner, tels que  : 
  • transformer  les artistes-enseignants en simples animateurs sans leur donner les moyens de suivre les élèves ;
  • vider les conservatoires, le 1er cycle étant assuré à l’école (mais en contrepartie plus d’espace pour les 2ème et 3ème cycles et les adultes amateurs ?) ;
  • ne pas disposer d’assez de moyens – en particulier financier – pour assurer le succès de l’initiative ;
  • couper les professeurs des écoles des activités culturelles si celles-ci sont exercées en dehors de leurs heures d’activité ;
  • être limité dans les initiatives locales par le poids de réglementations restrictives (ministères notamment). 
Compte tenu des changements provoqués, il paraît évident que ces évolutions nécessitent d'associer l'ensemble des acteurs à la réflexion : parents, professeurs de conservatoire, professeurs et directeurs des écoles, élus et administratifs en charge de la scolarité et du conservatoire, responsables des activités périscolaires, responsables associatifs le cas échéant, etc.

Une condition sine qua non pour que la mise en place de créneaux sur le temps périscolaire soit vraiment l'occasion de resserrer les liens entre l'école et le conservatoire, au bénéfice du plus grand nombre.

    jeudi 14 mars 2013

    "L'Art injecte du désir à l'école" : Aurélie Filipetti reçoit le rapport Despléchin

    "Aujourd’hui, l’éducation artistique et culturelle ne touche que 10 à 20 % des jeunes, et manque de cohérence. Conçu à partir de la réflexion menée par le comité de consultation présidé par Marie Desplechin, ce nouveau plan sera piloté par les régions et renforcera la coopération entre les établissements scolaires et le réseau culturel (théâtres, cinémas, conservatoires, associations...). De la maternelle à la terminale, les élèves suivront un parcours d’éducation artistique et culturelle qui sera inscrit dans la loi d’orientation et de programmation de l’Education nationale." 
    Aurélie Filipetti

    lundi 3 septembre 2012

    Tous les Horaires de la Rentrée 2012-2013

    Cette fois-ci ça y est, on ne peut plus tergiverser, c'est la rentrée. En dépit du ciel bleu et du soleil radieux, bien qu'on trouve encore du sable dans ses poches et que les corps dorés par les longues journées sur la plage s'habituent mal au rythme de la ville, il faut reprendre le chemin. Mais toutes les nouveautés qui nous attendent sont une promesse de joies et de satisfaction, l'odeur des fournitures toutes neuves, les vêtements dont on aimerait bien garder l'étiquette pour les conserver neuf plus longtemps, les copains qu'on retrouve... Tout est bonheur à la rentrée ! Pour ne pas stresser, voici le lien vers le site de la municipalité qui mentionne tous les horaires utiles pour la reprise des activités du Conservatoire. 
    Il suffit de cliquer ICI !

    lundi 27 août 2012

    Nos prestations pour la rentrée 2012 :

    Cette année encore, en vue de la rentrée scolaire, l'APEC PAssAjE est en mesure de proposer aux parents d'élèves et aux enseignants adhérents des conditions tarifaires très intéressantes suite aux accords passés avec l'une des plus grandes librairies musicales de vente par correspondance. 

    C'est ainsi que nous pouvons fournir toutes partitions, ouvrages de formation musicale, chant choral à des conditions vraiment très avantageuses. Les ouvrages peuvent être commandés en nombre mais aussi au coup par coup en fonction des besoins. 

    Les adhérents de l'association bénéficient quant à eux, d'une remise d'au moins 10% pour toute commande personnelle directe, mais pour bénéficier de la gratuité des envois, la commande doit être faite en nombre par l'association. 

    Par ce service, L'APEC PAssAjE contribue à l'accès de tous aux pratiques artistiques, une de ses missions prioritaires, en permettant à tous de disposer des outils nécessaires à de bonnes conditions de travail. 

    Nous profitons de ce courriel pour rappeler à l'ensemble des professeurs de formation musicale et de chant choral que l'association dispose de cahiers de musique, de gommes et de crayons, et de quelques carillons, à la disposition des élèves souvent distraits qui arrivent en classe sans leur matériel ou qui n'ont pu s'en procurer. 

    Dès la rentrée, le service de Bourse aux Livres redémarre : l'association reprend les ouvrages qui ne servent plus et proposent des ouvrages d'occasion aux adhérents (consulter le blog et les panneaux d'affichage dans le hall à partir de la semaine prochaine). 

    Enfin, l'association devrait pouvoir disposer au courant du premier trimestre de trois ou quatre ordinateurs en libre accès. Ce cyberpoint permettra aux élèves de se connecter sur internet, de regarder des DVD ou d'écouter des CD, et surtout d'accéder gratuitement à l'Intranet de la Cité de la Musique, gigantesque banque de données seulement accessible dans quelques bibliothèques et médiathèques publiques. 

    Cet outil pourrait être utilisé à des fins pédagogiques par les enseignants. Une convention est à l'étude dans ce sens. Nous restons à votre entière disposition pour les commandes de livres et partitions mais aussi pour tout autre besoin. 

    Cordialement, 


    L'équipe de l'Apec-PAssAjE

    lundi 16 juillet 2012

    BONNES VACANCES A TOUS !

    Et un grand merci à toutes les équipes du conservatoire qui ont permis que cette année qui s'achève se déroule dans les meilleures conditions possibles. Ce fut une grande et belle année, avec de multiples occasions de se réjouir : jamais les Scènes Publiques ne furent aussi riches et nombreuses et de qualité. Partout dans les couloirs, je n'ai jamais croisé que des élèves heureux et la plupart du temps vraiment épanouis. 

    Bonnes vacances à tous et rendez-vous à la fin de l'été pour reprendre le collier, reprendre toutes nos activités et bâtir une fois encore une belle et une grande année !

    Et vous les enfants, les plus jeunes comme les plus grands, reposez-vous bien, "éclatez-vous" où que vous soyez, profitez du beau temps, de la nature. Mais n'oubliez pas votre instrument, chantez, dansez, lisez. remplissez votre esprit et votre cœur d'images et d'impressions, mais aussi de musique et de mots !

    mardi 6 mars 2012

    Pourquoi votre adhésion est importante

    L'association des parents d'élèves du Conservatoire de Bordeaux existe depuis 1969. Rebaptisée PAssAjE par la précédente équipe (son nom officiel depuis 2004), elle est plus connue désormais sous le nom d'APEC33, pour des raisons pratiques. Sa dénomination complète explique son positionnement au cœur même du conservatoire, et souligne les orientations données à son action : c'est l'Association des Parents d’Élèves, des Élèves, des Anciens Élèves et des Amis du Conservatoire de Bordeaux. Association type Loi 1901, chacune de ses actions est à but non lucratif. Elle est activement soutenue par la Ville de Bordeaux dont nous sommes les partenaires attentifs. Ses statuts prévoient les objectifs suivants :
    • Regrouper les parents, les élèves, les anciens élèves et les amis du conservatoire.
    • Intervenir auprès des pouvoirs publics en faveur de toute démarche à caractère social, éducatif scolaire et artistique.
    • Aider, accompagner et favoriser le rayonnement du conservatoire.
    • Promouvoir les pratiques artistiques et notamment la musique, l'art théâtral, l'art lyrique et la danse auprès de tous les publics.
    • Aider et accompagner les élèves en difficulté.
    Nous recherchons et étudions toutes les améliorations matérielles ou morales qui peuvent contribuer à la réussite des pratiques artistiques de nos enfants, au développement de ces enseignements que nous pensons fondamentaux et non pas secondaires. Véritable arme d'insertion et d'éducation solidaire, les pratiques artistiques se situent au-delà du seul enseignement de la musique, de la danse ou du théâtre. Elles contribuent à la réinsertion sociale des familles, à l'intégration, à l'harmonisation des relations inter-générationnelles et aident à dépasser les critères de race, de milieu, de moyens. Comme avec le sport, l'individu qui pénètre l'univers des pratiques artistiques, apprend à vivre avec les autres et découvrent un monde qui n'est pas lié avec le paraître ou la domination. La musique comme la danse et le théâtre, enseigne la maîtrise de soi, la rigueur, la solidarité et le respect.
    Nos contributions se font en harmonie avec les orientations de l'établissement. D'une façon générale, chacune d'elles est mise en place avec comme premier objectif de faire connaître et aimer les activités du Conservatoire et de promouvoir l'enseignement qui y est dispensé.
    Le bureau de l'association, en place depuis plusieurs années a mené à bien plusieurs actions A titre d'exemple :

    • La participation et le soutien actif aux réformes entreprises par la direction pour le développement des pratiques collectives et la formation d'amateurs éclairés, dans le cadre du Projet d’Établissement.
    • La refonte du règlement intérieur et de l'organisation des enseignements (déploiement des départements Instruments Anciens et Musiques actuelles)
    • L'organisation d'évènements récurrents (bourse aux livres de formation musicale et accessoires de danses, goûters et petits déjeuners à thème) ou exceptionnels en partenariat avec le Conservatoire (colloques, coédition d'un CD de chant choral à diffusion internationale "A propos d'Animaux", concerts, etc...)..
    • Participation aux réunions du Conseil d’Établissement du Conservatoire.
    • Participation à la commission des bourses du ministère de la Culture et service de veille tout au long de l'année afin d'assister les élèves et les familles en difficulté.
    • Mise en œuvre des concerts mensuels des Dominicales, à Saint-Paul, à entrée libre. Petits moments le dimanche autour d'un instrument ou d'un ensemble d'instruments suivis d'une rencontre avec les musiciens autour d'un goûter, où à plusieurs reprises des musiciens réputés sont venus jouer devant des publics venus de tous horizons, parfois même l'association a organisé des créations exclusives jamais interprétées auparavant.
    • Soutien à la mise en place des nouvelles orientations d'enseignement (Premiers Pas et Orphéons).
    • Réunions du Lundi, ouvertes à tous et informelles où chacun peut venir parler de ses questionnements, écouter un artiste, rencontrer un enseignant voire même le directeur ou un élu. (environ 5 à 6 réunions par année scolaire) et Les p'tits Déjs  du samedi avec rencontres et partages autour d'une boisson chaude et de croissants.
    • Recherche d'avantages chez les commerçants (musicaux et artistiques) de la Communauté Urbaine pour nos adhérents avec depuis 2010 la possibilité d'achats groupés en début d'année à des tarifs de gros.
    • Gestion d'un site Internet d'informations sur l'association et le Conservatoire.
    PASSAJE APEC33 est membre de la FNAPEC, la Fédération Nationale des Associations de Parents d'Elèves des Conservatoires et écoles de musique de France et de l'Union régionale des Associations de Parents d'Elèves. Nous nous sommes aussi rapprochés depuis quelques mois de FUSE, une nouvelle et dynamique association née des nouveaux profils de parents et d'élèves des conservatoires, organisation complémentaire et partenaire de la FNAPEC et du ministère de la Culture, organisme de tutelle des conservatoires.

    jeudi 1 décembre 2011

    Ma Carte Musique, une bonne initiative mais des résultats plutôt décevants !

    La carte Musique Jeune a été mise en place en 2010 par le ministère de la Culture et de la Communication. Elle permet aux jeunes de 12 à 25 ans de bénéficier de réductions de 50% sur des services de musique en ligne. Quelle que soit l’offre choisie, la carte musique finance jusqu’à 25 euros d’un budget de 50 euros. Elle permet de panacher les offres de plusieurs plates-formes ou formules différentes. Par exemple, un abonnement à dix euros sur une plate-forme de streaming ainsi que deux souscriptions à des formules de téléchargement à vingt euros chacune coûteront vingt-cinq euros au lieu de cinquante. Pour accéder à cette offre : cliquer ICI. N'oubliez-pas que les adhérents de l'Apec ont accès gratuitement à internet (pour le moment, faute de bénévoles, seulement aux heures d'ouverture du bureau).

    Depuis le 25 novembre, la nouvelle Carte musique est aussi disponible dans des enseignes généralistes et culturelles, sous deux formats : à 10 et à 25 euros, soit une possibilité d'achat de 20 ou 50 euros.

    Interrogé sur cette relance, Frédéric Mitterrand estime que"en un an, les choses ont changé. Non pas grâce à la répression mais grâce à la pédagogie".

    "L'intérêt d'Hadopi, c'est que l'immense majorité des internautes arrête de télécharger dès qu'ils ont reçu un mail, ajoute-t-il. Environ 700 000 courriels ont été envoyés et le téléchargement illégal a baissé de 35 % avec peu de plaintes des destinataires des avertissements". Mais l'offre légale est chère : "un euro pour un morceau", souligne le ministre. "C'est pourquoi la Carte musique est intéressante. Elle revient à diviser par deux le prix de la musique".

    Bilan "plutôt décevant" explique le ministre. "Nous en avons vendu à peine plus de 50.000. Il y avait des défauts techniques - mauvaise ergonomie du site, communication fragile - mais nous avions surtout un handicap de fond. Nous devions faire admettre à des gens qui font les choses gratuitement qu’il faut les payer. Il fallait aller à l’encontre d’une mauvaise habitude, le téléchargement illégal. Un combat que nous avons démarré tard".

    En effet, ce chiffre de 50.000 cartes vendues n'a pas bougé depuis décembre 2010. Quelle société privée aurait pu tenir après une année passée à contempler son échec ? Il est vrai que le site manque d'ergonomie, comme l'a souligné le ministre. L'idée manque aussi d'attrait pour une clientèle habituée à ce que ça aille vite et à ce télécharger soit gratuit... D'où la sortie de la carte dans les magasins.
    Le ministre croit cependant toujours en ce coup de pouce fiscal pour l’industrie musicale : alors que les parlementaires peu mélomanes ont divisé par deux le budget de la Carte Musique, le ministre y voit surtout l’effet de la crise. "C’est un signal de l’austérité générale mais je veux me battre pour que cela ne soit pas mis en œuvre si la carte physique marche bien."

    Un signal d’austérité générale qu'exprime indirectement le député (UMP) Gilles Carrez, auteur de l’amendement divisant par deux ce budget :
    "D’une part, il semble que cette mesure n’a pas produit les effets escomptés puisque, sur 25 millions d’euros de dépenses prévues pour 2011, les deux tiers n’ont pas été consommés faute d’attirer suffisamment les jeunes internautes. D’autre part, même si l’objectif initial paraît louable, il peut aujourd’hui paraître incongru de subventionner l’achat de musique en ligne qui se traduit, en pratique, par un effet d’aubaine au détriment du redressement des comptes publics. Enfin, le dispositif actuel n’est pas ciblé sur la création artistique française, ni même sur les nouveaux talents, de sorte qu’il ne répond pas à un éventuel objectif de soutien à la création. "

    Parents, grands-parents, voilà une idée de cadeau pour Noël, qui est aussi une contribution à l'effort que nous devrions tous fournir pour maintenir l'industrie musicale, aider l'économie de notre pays et faire passer ce difficile message : la création a un prix et le consommateur ne peut pas tout avoir gratis sinon un jour il n'y aura hélas plus de création libre.

    mercredi 5 octobre 2011

    La FNAPEC

    PAssAjE-Apec33, l'association des parents d'élèves, élèves, anciens élèves et amis du Conservatoire de Bordeaux est affiliée à la FNAPEC (Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves de Conservatoires et écoles de musique), seule fédération nationale reconnue par le ministère de la culture .


    La FNAPEC a pur but de :
    • Développer par tous les moyens dans le soucis d'une qualité accrue, l'enseignement de la musique, de la danse, du chant, de l'art lyrique et dramatique, et ceci à tous les niveaux.
    • Aider au développement de la vie musicale locale. Pour cela, promouvoir et organiser des activités visant à développer une pratique collective de la musique et de la danse, et susciter des initiatives permettant d'enrichir cette pratique.
    • Apporter une contribution lucide et active au bon fonctionnement du conservatoire ou de l'école de musique et de danse et défendre les intérêts moraux et matériels de leurs élèves.
    La FNAPEC est à l'origine d'améliorations notoires de l'enseignement des pratiques artistiques. On lui doit notamment :

    • La Loi 88-20 du 6 janvier 1988 relative aux enseignements artistiques
    • L'affiliation à la Sécurité sociale des étudiants musiciens et danseurs
    • Les Classes à horaires aménagées musicales et danse
    • Le Baccalauréat A3, option musique
    • Les Baccalauréats de technicien de la musique et de la danse
    • La création du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon
    • Le Diplôme d’État de professeur de musique
    • et la Loi 89-468 du 10 juillet 1989 relative à l'enseignement de la danse
    La FNAPEC, parmi ses actions, organise ds manifestations d'envergure telles que :

    • Les Orchestrades Européennes : depuis 1984 à Brive-la-Gaillarde, la FNAPEC réunit à la fin août de jeunes musiciens d'orchestres venus de toute la France et de l'étranger, qui donnent des concerts dans la ville et la région Limousine, en préparant ensemble un concert final.
    • Le concours Musique d'Ensemble : Au environ de Pâques, ont lieu à Paris ces rencontres qui permettent à de jeunes groupes talentueux, de la musique classique au Jazz, venus de toute la France, de se confronter entre eux. Des bourses et engagements sont distribués aux lauréats afin de pérenniser leurs envies de continuer à jouer ensemble.
    La FNAPEC est aussi présente dans de nombreux salons musicaux et à des expositions. beaucoup d'opérations ponctuelles sont montées à l'échelon régional ou local.

    mercredi 21 septembre 2011

    IIe Concours de Violoncelle Louis Rosoor en décembre au Rocher de Palmer


    L'Association Tempo di Cello nous informe sur son blog de l'ouverture des inscriptions au Concours de Violoncelle Louis Rosoor ouvert à tous les violoncellistes âgés de 6 à 25 ans et qui aura lieu les 10 et 11 décembre prochains au Rocher de Palmer. es personnes intéressées trouveront tous les renseignements en cliquant iciLien

    Editorial : Appel aux nouveaux parents


    L’Association des Parents d’Élèves du Conservatoire de Bordeaux a besoin de vous ! Mais ne vous inquiétez donc pas, nous ne venons pas quémander autre chose que vos adhésions, vos idées et vos réflexions. En effet, contrairement aux écoles, collèges et lycées, il n'existe dans les conservatoires qu'une seule fédération de parents d'élèves. Née en même temps que les Conservatoires à l'initiative d'André Malraux, le grand ministre de la culture du Général de Gaulle, la FNAPEC a depuis lors toujours soutenu les initiatives gouvernementales qui facilitent l'accès aux pratiques artistiques du plus grand nombre. Émanation de cette Fédération Nationale, l'Association des Parents du Conservatoire de Bordeaux existe dans sa structure actuelle depuis 1977. Appelée aussi PAssAjE, elle travaille en parfaite adéquation avec la direction de l'établissement et soutient avec enthousiasme les chantiers entrepris depuis quelques années à Bordeaux. La refonte complète des études, les choix du projet d'établissement, l'ouverture à de nouveaux publics sont autant d'éléments positifs qui nous portent à poser un regard satisfait sur notre action et notre soutien.
    Hélas, une association ne peut vivre et perdurer qu'avec des adhérents engagés. A une époque où le bénévolat fait moins recette, nous devons resserrer les rangs pour continuer à offrir un service de proximité, d'écoute et d'entraide. Parce que le conservatoire est un outil pédagogique extraordinaire mis à la disposition de tous, parce qu'il ne s'adresse pas à une élite, parce qu'il est un outil de rayonnement de la musique, de la danse et du théâtre auprès de publics très différents, l'toire
    Apec se doit d'être représentative de l'ensemble de ces publics. Elle doit accueillir des parents, des élèves, des anciens élèves et des amis du conservatoire qui veulent que ce rayonnement soit effectif et permanent. Non pas bureau des pleurs et des doléances, mais laboratoire d'idées, soutien et support des initiatives allant dans le sens d'une meilleure intégration de tous les publics, d'une meilleure diffusion des pratiques artistiques, avec le plus grand nombre et pour le plus grand nombre.
    C'est pourquoi nous lançons cet appel. Nous avons besoin de parents disposant de quelques heures dans la semaine pour nous aider à tenir le maximum de permanences et notamment la surveillance du cyber-point pour la Bourse aux Livres de la rentrée (les dates en seront communiquées prochainement), pour les adhésions à l'assurance des instruments, pour organiser tous les mois nos P'tits Déj gourmands (rencontres parents-enfants-enseignants-intervenants extérieurs), pour se relayer afin d'assister aux concerts, animations, réunions, rencontres organisées toute l'année et s'assurer ainsi la présence de l'Apec à toutes les manifestations du Conservatoire. Pour servir de référent dans chaque classe, sorte de relais permanent et officiel entre les parents d'élèves et l'administration, comme dans les écoles, collèges et lycées. Plus nous seront nombreux, plus la charge sera légère pour chacun.
    Et puis, il est temps de préparer la relève. Il est bon de laisser la place à des parents plus jeunes avec d’autres idées, d'autres conceptions pour que perdure l'idéal de la fédération. Le bureau actuel ne se représentera pas en 2012-2013 et devra donc être entièrement renouvelé.
    Venez nous voir, rencontrons-nous et ensemble contribuons au développement et à la défense de l'enseignement des pratiques artistiques en lequel nous voyons un élément important de l'éducation de nos enfants comme de leur socialisation.

    mercredi 14 septembre 2011

    Le choix des horaires 2011-2012

    Cette fois, on y est ! Les TMD, CHAM et autres horairs aménagés ont déjà repris le chemin du conservatoire. Et les autres vont suivre. En chantant nous l'espérons !
    Cliquer sur le lien ici pour avoir le tableau des horaires d'inscription pour les cours d'instruments.
    Les bulletins d'adhésion et les documents d'information concernant l'association sont à disposition dans le hall et dans le local de l'Apec. Les permanences reprennent à partir de lundi 19 septembre.

    mercredi 31 août 2011

    C'est (presque) la rentrée ! Notes et Impressions

    29/08/2011
    Le conservatoire est de nouveau en ébullition. "Apprends qu'un homme n'est pas plus qu un autre quand il ne fait pas plus qu'un autre". Cette citation de Cervantès m'est venue à l'esprit en voyant les équipes d'activer ici dans la perspective des inscriptions et réinscriptions. Une ruche joyeuse. Il faudrait de la musique pour illustrer cette ébullition. tout sera prêt à temps en dépit des angoisses de certains. Il y aura certainement des petits loupés, des gens mécontents mais la bonne humeur est de mise et l'année va redémarrer avec sérénité. les objectifs sont clairs, les idées nouvelles acquises et les exemples de ce que cela peut donner tellement concluants,qu'il faudrait vraiment avoir l'esprit chagrin pour ne pas adhérer à ce qui peu à peu se met en place !

    Croisé un professeur qui me parle du Traité de l'amitié de Marco Ricci, le vénitien. Pas lu. mais ce qu'il m'en dit donne envie de s'y plonger. un ouvrage qui devrait être obligatoire dans les équipes professionnelles. non pas que l'amitié n'y soit pas spontanée, mais parfois la simplicité d'un geste, un regard de soutien, un sourire suffiraient à arrondir bien des angles. J'imagine un cours de formation à la relation amicale lors des enseignements professionnels et les préparations des concours administratifs. Je veux bien être correcteur ou membre du jury. Belle chose que l'amitié sincère et naturelle entre les êtres !

    30/08/2011
    Autre citation glanée dans les couloirs : "Mener de bonnes actions avec de bonnes manières". C'est de Confucius. renseignements pris, c'est dans ses notes sur l'homme politique. Ici le politique quand il est présent est sourire et contentement. le conservatoire, l'air de rien, travaille en permanence au rayonnement de la ville. Un maire qui aime la musique (l'opéra), un adjoint à la culture, médecin de profession, ancien élèves des lieux (et trompettiste), des élus de l'opposition toujours attentifs et soutenant les actions entreprises, des équipes de plus en plus gagnées à l'esprit nouveau qui souffle sur la maison. Pas de révolution, juste de la ténacité, des choix efficaces et patents, de nouveaux arrivants ardents et imaginatifs... De quoi montrer au monde que Bordeaux bouge et que les pratiques artistiques y sont de haute qualité !
     
    31/08/2011
    J'aimerai bien pouvoir préparer ma succession et former les équipes de demain qui participeront à toutes ces innovations dans deux, trois ou cinq ans. Mais on ne se bouscule pas au portillon. Les quémandeurs sont nombreux, les donneurs de conseil aussi et c'est bien. 
    Cependant, dès qu'il est suggéré un engagement plus prégnant, plus régulier et profond, les objections fusent. Laisser du temps au temps donc et attendre le moment opportun où on se disputera notre succession... 
     

    En même temps, cela nous permet d'aller de l'avant, de travailler en profondeur pour que tout soit prêt le moment venu. Servir. Mais surtout ne pas s'installer sur un siège comme si on y était indispensable et unique.